Interviews Keenan-Cornelius-Mundial-2012

Publié le 31 août 2013 | par Panta Rei

0

Interview de Keenan Cornelius – Partie 1

Panta Rei vous propose la traduction de l’excellente interview de Keenan Cornelius réalisée par Stephan Kesting. L’interview a été réalisée au mois d’avril, mais elle est très intéressante, car elle nous permet d’en apprendre plus sur l’un des américains les plus prometteurs. Vous pouvez retrouvez l’interview originale sur le site de Stephan Kesting.

Stephan : Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours – où tu as grandi, comment tu as commencé le grappling et avec qui tu t’es entraîné?

Keenan : J’ai grandi à Hawaii. Je suis né à Kona, Hawaii et j’ai vécu à Hilo (dont BJ Penn est aussi originaire) pendant 7 ans. Ensuite, j’ai déménagé plusieurs fois dans différents endroits des Etats-Unis, Californie, Nevada et Floride. Je n’ai jamais vraiment commencé le jiu-jitsu avant d’avoir 14 ans. C’est lors de l’été de mon 8ème grade (ndlr : équivalent du brevet en France), j’avais environs 14 ans et demi et je m’étais entraîné en Taekwondo. Mon père, Tom Callos – c’est mon beau père mais il m’a élevé – est 6ème dan de taekwondo et possédait plusieurs académies. Mais c’était aussi une ceinture bleue de jiu-jitsu quand ma mère l’a rencontrée, mais je ne me suis jamais vraiment entraîné en jiu-jitsu avec lui avant mes 14 ans. C’est d’ailleurs lui qui a fait découvrir le jiu-jitsu à BJ Penn – BJ a commencé à s’entraîner à l’académie de taekwondo de mon père, pas en cours classique, mais plus en partenaire pour mon père qui cherchait quelqu’un pour s’entraîner en jiu-jitsu. Tu sais comment on devient accro, une fois que tu commences, tu ne peux plus t’arrêter.

Stephan :  Et qui est le plus flexible entre toi et BJ Penn?

Keenan : Je ne sais pas. Nous sommes très flexibles. On peut tous les deux mettre notre jambe derrière notre tête sans utiliser nos mains, donc je ne sais pas comment on peut voir qui est plus flexible, car c’est presque le maximum possible au niveau flexibilité, donc je ne sais pas. Donc j’ai commencé à m’entraîner avec mon père en Californie. On s’entraînait dans le garage. Nous avions quelques tatamis et j’ai invité quelques lutteurs de mon école. On a aussi commencé à apprendre avec Youtube et tout ce qu’on pouvait trouver. Je me suis entraîner comme cela pendant 2 ans avec quelques passages dans des vrais académies comme celle de Cassio Werneck à Sacramento où j’ai eu ma ceinture verte. Après environs un an de pratique et quelques victoires en compétitions en ceinture blanche, j’ai décidé que je voulais faire du jiu-jitsu le reste de ma vie. J’avais 16 ans quand j’ai décidé de passer mon GED, en gros un baccalauréat  pour les ratés – les enfants qui n’auront jamais leur baccalauréat ou qui ne peuvent pas avoir de vrais diplômes et donc passent un test pour montrer qu’ils sont des être normaux. J’ai choisi de faire cela car cela m’a permis de quitter le lycée et de me consacrer à plein temps à l’entraînement. J’ai eu mon GED à l’âge de 16 ans donc je n’ai pas étudié au lycée pour m’entraîner et je suis revenu à Hawaii pour m’entraîner avec BJ Penn, car mon père le connaissait bien et il a toujours été une de mes idoles. Je suis resté à Hawaii pendant 3 ans de 16 à 18 ans. Après, je suis parti dans le Maryland parce que je voulais m’entraîner dans une académie focalisée sur le jiu-jitsu de compétition, car à Hawaii c’était plus focalisé sur le MMA. Je suis donc resté à la Team Lloyd Irvin pendant 2 ans environs. Je suis arrivé là-bas le 27 janvier 2011 et j’ai quitté l’équipe en février 2013.

Stephan : Quand tu étais là-bas, comment étaient les entraînements?

Keenan : C’était génial. Lloyd Irvin a tout fait pour créer un environnement pour les pratiquants qui veulent juste s’entraîner à plein temps. Nous avions un très beau dojo.  Il y avait de bons entraîneurs et partenaires là-bas. Tout le monde était passionné de jiu-jitsu et nous avions la possibilité de nous entraîner tout le temps sans nous soucier de rien d’autre. Il avait une maison où il nous laissait dormir gratuitement et nous nous entraînions tout le temps avec des combattants comme JT Torres, Jimmy Harbison et DJ Jackson. Ce sont des tueurs et ils sont tous passionné. C’était comme une formule complète et ce n’était  pas comme les cours classiques de la plupart des académies où tu arrives, t’échauffe, apprends deux ou trois techniques et puis tu combats un peu et tu repars. C’était plus comme : tu arrives, tu drilles pendant une heure ce que tu veux sous la supervision de Lloyd Irvin et puis on combattait énormément. Des heures passées à s’entraîner dur et tout donner dans les sparrings. Ce type d’environnement n’est pas pour tout le monde, car certaines personnes ont besoin de plus de pédagogie que d’autre. Mais nous étions tous passionnés. Nous étudions intensivement sur YouTube, regardions les meilleurs combattants et apprenions de chacun d’eux. Cela nous a ouvert l’esprit pour être plus créatif sur notre style et c’est pour cela que tout le monde là-bas a développé un style différent. J’étais le combattant avec la garde flexible. Je me suis dirigé vers les berimbolos et les passages de garde de type leg drag, alors que JT était plus le passeur en pression et DJ le lutteur – chacun a développé un jeu différent contrairement à un environnement plus conventionnel ou tout le monde pratique juste ce que leur professeur leur enseigne. Comme les élèves de Marcelo Garcia – ils ont tous le style de Marcelo. Je pense que c’est important d’avoir cette liberté d’évoluer dans sa propre direction. Bien sûr, Lloyd Irvin nous enseignait beaucoup de choses, mais ce n’était pas de manière conventionnelle, il nous enseignait plus un état d’esprit à avoir en compétition, des mouvements qui marchaient pour notre type de corps et c’était une très bonne expérience au niveau de l’entraînement.

Stephan : En parlant de la Team Lloyd Irvin, pourquoi es-tu parti?

Keenan : Personnellement, je n’ai jamais eu de problèmes avec Lloyd Irvin. Il a toujours été correct avec moi. Il m’a aidé à réaliser mon  rêve qui est de m’entraîner à plein temps. Malheureusement, nous avons appris beaucoup de choses sur lui que nous ne savions pas. C’est pour cela que nous sommes tous partis mis à part DJ qui est toujours là-bas et dont nous savons pourquoi maintenant. Mais j’ai beaucoup aimé ma période d’entraînement là-bas . Je n’ai eu aucune mauvaise expérience jusqu’à maintenant et  parfois toutes les bonnes choses ont une fin.

Keenan Cornelius Spider Guard

Stephan : Donc tu es bien à Atos maintenant?

Keenan : Oui, je m’entraîne avec Andre Galvao à Atos et c’est génial.

Stephan : Comment sont les entraînements en comparaison de ce que tu avais avant? Y a-t-il de grosses différences?

Keenan : Oui c’est un peu différent. Dans le Maryland, nous avions deux gros entraînements par jour avec un léger entraînement de drill entre les deux. Donc je m’entraînais de 11h à 13h (ou 14h) et on revenait à 20h30 jusqu’à 22h30 ou 23h ou 23h30 selon les soirs. Donc on avait beaucoup de temps pour se reposer entre ces deux grosses sessions, alors qu’à Atos c’est moins espacé. Il y a trois entraînements dans un espace de 6h ce qui laisse peu de temps de repos et c’est dur pour le corps. Je pense que je ne suis pas encore habitué à ce style, mais ce n’est pas mauvais, c’est juste différent. Cela marche car quand on voit un gars comme Andre Galvao qui est incroyable et d’autres tueurs d’Atos comme Michael Lieira et Mike Carbullido. Il faut juste garder l’esprit ouvert. Aussi, j’aime beaucoup les différents cours car Andre Galvao est sur les tatamis tous les jours, s’entraîne tout le temps avec le reste de l’équipe. Il est là à 9h du matin pour le premier entraînement, il fait les échauffements avec nous. C’est quelque chose de très important d’avoir un combattant de ce niveau sur les tatamis avec nous, pour nous foutre des raclés et nous montrer nos points faibles.

Stephan : (Interruption) Cela te ramène à la réalité

Keenan : Oui c’est exactement cela.

Stephan : Qu’est-ce que tu entends par driller? Est-ce répéter une technique encore et encore ou est-ce plutôt répéter une position spécifique ou tu commences par exemple en montée et ton partenaire essaye de sortir? Qu’est-ce que le drill pour toi?

Keenan : Répéter de manière à englober tout cela. Il y a plusieurs types de drills. Il y a les drills répétitifs où tu fais un mouvement précis comme le leg drag ou un mouvement le plus rapidement possible. Habituellement, nous faisons cela avec du temps, cela peut être 2 minutes de drills et 30 secondes de repos. C’est très intense pour le cardio et après on change de passage de garde, par exemple comme la torreada. Ensuite il y a le type de drills ou par exemple on drille les renversements sans intensités, juste des répétitions interminables.Et puis comme tu l’as dit, il y a le drill de position où tu commences une position par exemple être dans le dos et tu dois le garder et finir ton adversaire. Je ne sais pas si quelqu’un connait la recette secrète concernant les quantités nécessaires pour chaque type de répétition dans le but d’optimiser l’apprentissage et de comprendre les mouvements. Driller n’est pas quelque chose que j’aime particulièrement. J’aime tourner, le combat, c’est selon moi le plus amusant. Voir mes progrès en combat est ce qui me passionne le plus. Mais, je sais que le drill est important, donc je le fais, même si ce n’est pas ce que je préfère.

Stephan : Quand tu travaillais ta technique, quel pourcentage consacrais-tu aux nouvelles techniques que tu voulais incorporer dans ton jeu et quel pourcentage était dédié à renforcer ce que tu faisais de mieux et que tu voulais encore améliorer?

Keenan : Je parlais justement de cela récemment avec quelqu’un et j’aime intégrer autant de nouvelles techniques possibles Je pense qu’il est facile de tomber dans le « piège » où tu penses que tu es juste a un certain type de jeu; comme ton renversement est un renversement en x-garde, ou tu fais de la demie garde, et ce sont les seuls choses que tu répètes encore et encore. Je trouve que ce qui est génial avec le jiu -jitsu est son infinité et je pense qu’il serai dommage de ne pas essayer d’ajouter des nouveautés. Donc j’aime bien rajouter des nouvelles techniques et surtout j’adore créer des nouveaux mouvements, essayer des choses que je n’ai jamais vu avant. C’est d’ailleurs une grande partie de ce que je montre dans ma prochaine série de DVD : beaucoup de mouvements que j’ai plus ou moins créés ou que j’ai vu puis adapté à mon jeu. C’est pourquoi j’aime ce type de drill, car cela me permet d’expérimenter avec des positions, essayer de nouvelles choses, avec de nouveaux renversements et différents concepts que je peux utiliser.

Stephan : Donc si tu fais cela, tu dois driller avec quelqu’un qui a plus ou moins ton niveau pour avoir des réactions qui seront proches de celles de tes adversaires.

Keenan : Oui un de mes partenaires de drill préféré est Jordon Schultz. Jordon et moi avons des sessions de drill très productives. Comme moi, il est très ouvert pour essayer de nouvelles choses, contrairement à plusieurs personnes qui sont plus fermées et qui veulent juste driller leurs mouvements préférés. Ils n’aiment pas quand j’essaye des positions différentes et que je commence à jouer avec le kimono et que je fais des trucs fantaisistes. Mais Jordon et moi, nous avons beaucoup de plaisir lors des sessions de drill. Il est deux fois champions du monde et je suis content qu’il soit à Atos avec moi maintenant.

Stephan : Lorsque tu fais ce que tu aimes le plus, c’est-à-dire des combats, quel pourcentage divises-tu entre le gi et le no-gi? Je devine que cela dépend de ta prochaine compétition…

Keenan : Oui. Je fais presque exclusivement du kimono toute l’année, mis à part quelque mois avant les No-Gi World où là je fais pratiquement que du no-gi. Donc environs 80% à 90% de l’année je fais du jiu-jitsu et le restant je m’entraîne en no-gi. L’entrainement avec le gi c’est comme s’entraîner en no-gi, mais avec des vêtements lestés. Donc quand tu retires le gi, tu as l’impression d’être plus rapide et léger. C’est une version simplifiée du jiu-jitsu, donc c’est facile de faire la transition du gi au no-gi. Parfois, je trouve que je réussi mieux en compétition de no-gi quand je les prépare avec le kimono.

Stephan : Comme Marcelo Garcia avant d’être connu lors de son premier Abu Dhabi. Il ne s’était entraîné qu’avec le gi…

Keenan : C’est exact, parce que il y a beaucoup plus de choses que tu peux faire en gi avec les grips ou lorsque quelqu’un t’attrape et a un tel contrôle sur tes jambes et te met une grosse pression. Cela devient très mentale…

Stephan : Mais tu deviens alors dépendant des grips?

Keenan : Pas du tout. Si tu te laisses agripper, cela peux te gêner, mais c’est bien plus difficile pour un pratiquant de no-gi de faire du gi que l’inverse, car les concepts sont les mêmes : tu tires la garde, tu essayes de ne pas te faire passer… Je trouve que le no gi met plus l’accent sur la condition physique et la vitesse et le gi est un peu plus technique. Il y a des pratiquants de no-gi qui ne veulent pas entendre cela mais c’est ce que je pense…

Stephan : (rire) C’est ton interview. Tu peux dire ce que tu veux…

Keenan Cornelius Spider Guard 2

Keenan : Je m’entraîne dans les deux domaines. Avant, je m’entraînais juste en no-gi. Les deux premières années quand j’ai commencées et ensuite pendant un an à l’académie de BJ Penn je ne mettais pas le gi. Puis, j’ai commencé à me forcer à mettre le gi – car j’avais entendu Marcelo parler de l’importance du gi – J’ai commencé et j’en suis tombé amoureux.

Stephan : Ok. Maintenant parlons de qualités athlétiques, d’explosion et de force, fais-tu de la condition physique que ce soit en force ou en cardio en plus de tous tes entraînements? Ou penses-tu que la quantité d’entraînement de jiu-jitsu  que tu fais – car tu t’entraînes parfois 6h par jour – est suffisante?

Keenan : Je pense que si tu n’as pas le temps pour faire de la condition physique, alors tu dois t’entraîner en jiu-jitsu autant que possible et je pense que tu peux aller loin comme cela. J’ai d’ailleurs fait presque toute mon année en ceinture violette sans faire de condition physique. Il y avait quelques cours de préparation physique, mais je n’y allais presque pas; je faisais beaucoup de sparrings intenses. Surtout pour les débutants, je ne me focaliserais pas trop là dessus, car la condition physique c’est l’opposé de la technique de jiu-jitsu.  On essaye d’améliorer la force et la vitesse, mais si tu n’as pas de force et de vitesse, tu es obligé d’utiliser la technique. Donc surtout pour les débutants, je penses qu’ils devraient se focaliser sur le jiu-jitsu. C’est un bon entraînement, car tu utilises tous tes muscles. Tu ne vas pas devenir super gonflé, ce n’est pas du bodybuilding, mais cela te permet de te focaliser sur la technique. Quand j’étais plus jeune et que j’ai commencé, j’étais plus maigre et plus faible et cela m’a beaucoup aidé. J’étais obligé de m’adapter pour m’en sortir face à des adversaires plus puissants. C’est une des raisons pour laquelle ma garde est ce qu’elle est aujourd’hui. Donc si tu fais de la condition physique, cela doit être uniquement pour la compétition. Je fais de la préparation physique maintenant. Je fais de la musculation principalement. J’ai fait du crossfit et des préparations assez explosives, mais je trouve qu’il n’y a pas tant d’explosion que ça en jiu-jitsu mis a part debout. Donc je pense que la musculation classique est très bonne pour le jiu-jitsu. J’ai eu beaucoup de succès avec cela. Je me sens bien quand  je me sens puissant. Mais ce n’est pas pour tout le monde. J’ai un gabarit longiligne et je me muscle un peu car cela m’aide beaucoup. Mais si tu as déjà un bon gabarit, tu devrais plus te focaliser sur la souplesse et le cardio.

Stephan : Travailles-tu ta flexibilité régulièrement?

Keenan : En fait, je n’ai jamais vraiment travaillé cela. Je n’ai jamais fait de yoga, juste une seule fois.

Stephan : (rire) Je deteste les gars comme toi …

Keenan : (rire) Quand j’ai fait le cours de yoga je n’étais pas spécialement souple. Je ne pouvais pas faire la plupart des positions, car ma souplesse est limitée. Mon jeu a crée des positions où je suis très flexible. Je ne peux pas toucher mes orteils. Pour tout ce qui est de la flexibilité des ischios, je suis très raide. Je veux dire bien moins flexible que la moyenne, mais j’ai une grande souplesse dans mes hanches et mes pieds. Donc le yoga m’a fait comprendre que j’ai une souplesse pour le jiu-jitsu… Pratiquer le jiu-jitsu me fait conserver ma flexibilité, alors que le yoga me rend souple pour le yoga et non pas le jiu-jitsu. Est-ce que tu vois ce que je veux dire?

Stephan : Oui. Une souplesse spécifique au sport.

Keenan : Donc je ne suis pas un fan de yoga et je n’en referai pas.

Keenan Cornelius Open Guard

Stephan : Avec tous ces entraînements, comment t’en sors-tu avec les blessures? T’entraînes-tu même lorsque tu es blessé?

Keenan : J’ai eu beaucoup de chance avec les blessures et surtout depuis que je fais de la musculation. Quand je ne soulevais pas de la fonte, je sentais que mes articulations étaient faibles, peut être à cause de ma souplesse. Donc j’ai eu beaucoup de blessures aux genoux au niveau des tendons et des ligaments et parfois ma colonne vertébrale était douloureuse. Lorsque j’ai commencé la musculation et que j’ai eu plus de muscles, je n’ai plus eu de blessures. Et cela parce que le ju-jitsu est un sport ou l’impact est faible dans la plupart des cas. Quand tu atteins un certains niveau, cela devient naturel. Lorsque tu as de bons partenaires d’entraînement et que les deux ont un niveau égal, alors il est rare d’être dans des situations bizarres que tu ne maîtrises pas. Tu connais les limites de ton corps et tu ne vas pas te mettre dans une situation où tu risques de te blesser. De ce que j’ai vu, la plupart des blessures des compétiteurs ne viennent pas de l’entraînement. Elles viennent de la préparation physique et du crossfit. C’est une des raisons pour laquelle j’évite ce genre d’entraînement.

Stephan : C’est un point de vue très intéressant. Tu trouves que la musculation classique renforce tes articulations…

Keenan : Oui. Je penses que c’est différent pour chaque corps, mais j’ai l’impression que lorsque j’ai plus de force, cela m’évite d’être bloqué dans de mauvaises positions inconfortables. Donc c’est peut être cela ou peut être que mes articulations sont plus résistantes.  Je ne sais pas trop, mais je n’ai pas eu de blessures sérieuses depuis plusieurs mois.

La suite de l’interview sera publiée la semaine prochaine!

source : http://www.grapplearts.com/Blog/2013/04/keenan-cornelius-on-training-bjj-competition-mma-goals-and-more/


A propos de l'auteur



Retour en haut de page ↑
  • Catégories

  • Archives

  • Articles récents